Aperçu
Fragment amidé GHRH(1–29)-NH2
Caractéristiques principales
- Pureté ≥99 % vérifiée par HPLC
- Fabrication conforme aux bonnes pratiques de fabrication (cGMP)
- Forme lyophilisée pour la conservation
- Fabriqué au Canada, avec analyses indépendantes par Janoshik Labs
Domaines de recherche
Description complète et références
Sermoréline — 5 mg
Fragment amidé GHRH(1–29)-NH2
Un fragment de référence de l’hormone de libération de la GH
Introduction
Un fragment de référence de l’hormone de libération de la GH
La sermoréline est un peptide synthétique correspondant aux 29 premiers acides aminés de la GHRH humaine, avec une extrémité amidée. Ce fragment conserve une activité agoniste utile pour étudier le récepteur de la GHRH. Il sert de point de comparaison avec des analogues modifiés, dont certains possèdent une séquence plus longue ou des groupes chimiques supplémentaires.
Les recherches des années 1980 ont établi les bases de l’étude des fragments de la GHRH. Après la caractérisation d’une GHRH d’origine tumorale par Guillemin et ses collègues en 1982, les travaux de Ling et de ses collègues ont comparé plusieurs fragments tronqués. Le fragment amidé de 29 résidus conservait une activité biologique importante, mais la puissance relative dépendait de l’essai; elle ne doit pas être déclarée identique dans tous les modèles.
La sermoréline conserve les acides aminés du fragment humain GHRH(1–29), avec une amidation terminale. Elle ne possède pas les substitutions de certains analogues stabilisés et reste sensible à la dégradation enzymatique. Sa persistance circulante est courte et dépend du contexte. Cette propriété permet d’étudier des réponses transitoires, tout en limitant les comparaisons directes avec des composés à exposition prolongée.
Malgré le développement d’analogues plus stables, la sermoréline conserve un intérêt comme référence structurale. Les chercheurs peuvent comparer les effets de modifications précises sur la liaison au récepteur, l’activité cellulaire et l’élimination. Le choix de la référence doit cependant rester adapté à la question expérimentale et au format du peptide étudié.
Structure moléculaire
Un fragment actif de la GHRH humaine
La séquence de la sermoréline reprend les 29 premiers résidus de la GHRH humaine. Ce fragment amidé peut activer le récepteur malgré sa longueur inférieure à celle de la GHRH(1–44). Les études de relation structure-activité distinguent toutefois l’effet maximal et la concentration nécessaire pour l’obtenir : une activité agoniste conservée n’implique pas une puissance identique dans tous les essais.
La sermoréline possède une extrémité N-terminale Tyr-Ala et une extrémité C-terminale amidée au résidu 29. Son intégrité N-terminale est importante pour l’activité. La DPP-IV peut couper la liaison entre les résidus 2 et 3, Ala2–Asp3, et retirer le dipeptide Tyr-Ala. Il faut distinguer cette coupure de la liaison Tyr1–Ala2, qui reste au sein du fragment libéré.
La sermoréline active le récepteur de la GHRH, un récepteur couplé aux protéines G de classe B présent sur les cellules somatotropes de l’antéhypophyse. La voie Gs/AMPc/PKA participe à la réponse, avec des effets en aval sur la sécrétion et la régulation de la GH. Les mesures de CREB, de Pit-1 ou d’expression génique doivent être interprétées dans leur modèle, sans présumer une valeur d’EC50 universelle.
La dégradation rapide constitue une limite pharmacocinétique de la sermoréline. La DPP-IV retire les deux premiers résidus en coupant après l’alanine 2, et d’autres protéases peuvent intervenir. La méthionine 27 est également susceptible de s’oxyder. Ces propriétés motivent les comparaisons avec des analogues modifiés et l’examen des produits de dégradation dans les contrôles analytiques.
Applications de recherche
Pharmacologie du fragment de référence de la GHRH
La sermoréline fournit une référence utile pour comparer des analogues de la GHRH et pour examiner les réponses à une stimulation brève. Sa séquence et sa courte persistance permettent d’étudier les relations entre exposition, réponse du récepteur et sécrétion de GH, dans les limites propres au modèle retenu.
En pharmacologie du récepteur, la sermoréline sert à comparer la liaison, la signalisation AMPc et les réponses en aval. Les études avec le CJC-1295 sans DAC, la tésamoréline ou le CJC-1295 avec DAC doivent tenir compte de leur longueur, de leurs modifications et de leur stabilité. Ces différences permettent d’examiner comment la structure influence le profil pharmacologique.
Les recherches sur les réponses pulsées examinent la sensibilité du récepteur, les réserves sécrétoires et l’influence de la somatostatine. Une stimulation brève par la sermoréline peut contribuer à ces travaux. Le profil obtenu reste déterminé par l’ensemble du système étudié, et non par la demi-vie du peptide à elle seule.
Les recherches sur les cellules somatotropes peuvent associer les réponses sécrétoires à l’expression de gènes liés à la GH et à la différenciation hypophysaire. Des marqueurs comme GH1 et Pit-1 aident à explorer cette régulation. Toute comparaison transcriptomique exige des références et des conditions précises; elle ne peut pas être déduite du seul statut d’agoniste de la GHRH.
État de la recherche
Comprendre la sermoréline
La sermoréline est la forme synthétique amidée du fragment GHRH(1–29). Son développement s’inscrit dans les études de structure et d’activité de la GHRH réalisées dans les années 1980. Les travaux historiques de Guillemin et de Ling ont contribué à définir les propriétés de l’hormone et de ses fragments. La conservation d’une activité agoniste doit être distinguée d’une équivalence complète de puissance ou de pharmacocinétique.
La GHRH humaine est une hormone hypothalamique qui stimule la synthèse et la sécrétion de GH par l’intermédiaire de son récepteur hypophysaire. La forme de 44 résidus et des fragments plus courts ont été étudiés pour comprendre les déterminants de cette activité. Le fragment amidé de 29 résidus conserve une activité utile en recherche; les résultats dépendent toutefois de l’essai et du critère de comparaison.
La sermoréline ne possède pas les substitutions stabilisantes présentes dans certains analogues, mais son extrémité C-terminale est amidée. Sa disparition circulante est rapide. La DPP-IV peut retirer le dipeptide N-terminal Tyr-Ala en coupant la liaison Ala2–Asp3, tandis que d’autres enzymes contribuent à sa dégradation. La méthionine 27 ajoute une sensibilité à l’oxydation qui doit être prise en compte lors de la conservation et de l’analyse.
La sermoréline reste utile pour examiner les conséquences de modifications structurales de la GHRH. Le CJC-1295 sans DAC comporte des substitutions dans un fragment de 29 résidus. La tésamoréline correspond à un analogue modifié de 44 résidus, et le CJC-1295 avec DAC possède un groupe favorisant l’association à l’albumine. Ces architectures différentes imposent de comparer séparément l’activité au récepteur et la durée d’exposition.
La réponse au récepteur de la GHRH implique principalement la voie Gs/AMPc/PKA et des mécanismes de régulation de la sécrétion hormonale. Les études peuvent aussi examiner CREB, Pit-1 et l’expression de GH1. Une comparaison rigoureuse précise la préparation cellulaire et les critères de mesure, plutôt que de supposer des affinités ou des EC50 identiques entre tous les fragments et analogues.
Les recherches sur la libération pulsatile de GH tiennent compte des interactions entre GHRH, somatostatine, sommeil et fonction hypophysaire. La sermoréline peut servir à explorer une stimulation transitoire, mais ne garantit pas le maintien exact des rythmes naturels. Les études associant une GHRH à un GHRP examinent des récepteurs distincts; leurs résultats dépendent du composé et ne prouvent pas une synergie dans toutes les associations.
Dans les recherches sur les analogues de la GHRH, la sermoréline fournit un fragment de référence bien caractérisé. Son utilité repose sur une identité définie et sur la possibilité de comparer des réponses expérimentales. Pour le flacon de 5 mg présenté ici, la forme du lot, sa quantité et les résultats analytiques doivent être documentés. La quantité par flacon ne correspond pas à une dose d’utilisation humaine.
Références sélectionnées
Publications évaluées par les pairs citées dans cette synthèse
- [1] Soule S et coll. (1994). Comparaison de l’élimination de la GHRH(1–29)-NH2 et d’un analogue D-Ala2 chez l’humain. J Clin Endocrinol Metab, 79(4), 1208–1211. PMID : 7962295.
- [2] Ling N et coll. (1984). Étude de l’activité de fragments tronqués de la GHRH sur des cellules hypophysaires. Biochem Biophys Res Commun, 123(2), 854–861. PMID : 6435620.
- [3] Guillemin R et coll. (1982). Caractérisation d’un facteur de libération de la GH provenant d’une tumeur pancréatique humaine. Science, 218(4572), 585–587. PMID : 6812220.
- [4] Frohman LA et coll. (1989). Étude de la dégradation de la GHRH par la DPP-IV et d’autres enzymes plasmatiques. J Clin Invest, 83(5), 1533–1540. PMID : 2565342.
- [5] Tiulpakov AN et coll. (1995). Comparaison des réponses en GH à la GHRH(1–29)-NH2, au GHRP-2 et à leur association. Clin Endocrinol, 43(3), 347–350. PMID : 7586605.






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