Aperçu
Analogue de l’amyline à action prolongée
Caractéristiques principales
- Pureté ≥99 % vérifiée par HPLC
- Fabrication conforme aux bonnes pratiques de fabrication (cGMP)
- Forme lyophilisée pour la conservation
- Fabriqué au Canada, avec analyses indépendantes par Janoshik Labs
Domaines de recherche
Description complète et références
Cagrilintide — 5 mg et 10 mg
Analogue de l’amyline à action prolongée
Un analogue pour l’étude des récepteurs de l’amyline et de la calcitonine
Introduction
Un analogue pour l’étude des récepteurs de l’amyline et de la calcitonine
Le cagrilintide est un analogue synthétique de l’amyline de 37 résidus, doté de modifications qui visent à prolonger l’exposition et à améliorer ses propriétés de formulation. Il est étudié dans la famille des récepteurs de l’amyline et de la calcitonine. Le produit offert en flacons de 5 mg et de 10 mg constitue du matériel de recherche en laboratoire.
L’amyline humaine, aussi appelée IAPP, est sécrétée avec l’insuline par les cellules bêta du pancréas. Elle intervient dans la régulation métabolique après les repas. Sa tendance à former des agrégats et des fibrilles amyloïdes complique toutefois les études et les formulations. Cette propriété dépend du milieu, de la concentration et des conditions expérimentales.
Le pramlintide comporte des substitutions par des prolines qui réduisent la tendance à l’agrégation de l’amyline humaine. Sa durée d’action reste relativement courte. Le cagrilintide, étudié par les équipes de Novo Nordisk et décrit par Kruse et ses collègues en 2021, associe des modifications de séquence à une chaîne lipidique favorisant la liaison à l’albumine. La stabilité d’une formulation donnée doit néanmoins être établie séparément.
Le cagrilintide est notamment étudié avec le sémaglutide afin d’explorer la complémentarité des voies de l’amyline et du GLP-1. Les essais comparent des critères métaboliques et des événements indésirables. Un avantage observé sur un critère ne démontre pas une supériorité sur tous les autres ni une équivalence avec des produits de recherche.
Structure moléculaire
Réduire l’agrégation tout en conservant l’activité au récepteur
La conception d’analogues de l’amyline cherche à limiter l’agrégation tout en conservant une activité au récepteur. Le cagrilintide associe des modifications de la séquence à une chaîne lipidique. Ces choix ne garantissent pas une stabilité dans tous les milieux aqueux; les conditions de formulation restent une partie essentielle de la caractérisation du produit.
L’amyline humaine est un peptide de 37 résidus comportant un pont disulfure entre les cystéines 2 et 7. Certaines régions de sa séquence participent à sa tendance à former des fibrilles. Les comparaisons entre espèces et entre analogues ont contribué à l’étude de ces propriétés. Il faut distinguer l’amyline de rongeur et la calcitonine de saumon, qui sont des peptides différents.
Le cagrilintide conserve un pont disulfure Cys2–Cys7 et possède des modifications qui influencent sa stabilité et sa pharmacologie. Sa chaîne lipidique favorise l’association réversible à l’albumine et contribue à sa persistance circulante. La réduction de l’agrégation ne signifie pas que le peptide reste soluble et stable à tout pH : le milieu, la concentration et les conditions de conservation doivent être pris en compte.
Les récepteurs de l’amyline associent le récepteur de la calcitonine à une protéine modulatrice RAMP. AMY1, AMY2 et AMY3 correspondent respectivement aux complexes avec RAMP1, RAMP2 et RAMP3. Le cagrilintide possède une activité dans cette famille ainsi qu’au récepteur de la calcitonine. La puissance relative doit être évaluée dans le même système expérimental pour permettre une comparaison valable.
Applications de recherche
Biologie de l’amyline et pharmacologie des associations
Le cagrilintide est un composé étudié en pharmacologie des récepteurs de l’amyline et de la calcitonine. Les recherches sur son association avec des agonistes du GLP-1 explorent des voies complémentaires de régulation de l’appétit et du métabolisme.
Les études du récepteur peuvent examiner la liaison, l’accumulation d’AMPc et le trafic intracellulaire. La composition des complexes CTR–RAMP influence les réponses mesurées. Comparer le cagrilintide à l’amyline humaine, au pramlintide ou à la calcitonine de saumon aide à distinguer leurs profils, à condition d’utiliser des modèles et des critères comparables.
L’étude de phase 1b d’Enebo et de ses collègues, publiée en 2021, a évalué l’association du cagrilintide et du sémaglutide, notamment sa tolérance et sa pharmacocinétique. Ces données cliniques se distinguent des études cellulaires consacrées aux mécanismes de signalisation. Elles concernent des préparations définies pour l’essai et ne valident pas la préparation d’un mélange à partir de flacons de laboratoire.
La biologie de l’amyline englobe les îlots pancréatiques et les circuits cérébraux de l’appétit. La présence du récepteur de la calcitonine motive aussi des recherches dans d’autres tissus, dont l’os. Les effets spécifiques du cagrilintide sur les adipocytes, les cellules osseuses ou les sécrétions pancréatiques doivent être appuyés par des études du composé; ils ne découlent pas automatiquement de la physiologie de l’hormone naturelle.
État de la recherche
Comprendre le cagrilintide
Le cagrilintide est un analogue de l’amyline conçu pour une exposition prolongée. L’amyline naturelle est sécrétée avec l’insuline et participe notamment à la régulation de l’appétit et de la vidange gastrique. Sa tendance à former des fibrilles amyloïdes a motivé l’étude d’analogues aux propriétés modifiées. Le cagrilintide s’inscrit dans ce domaine, qui comprend aussi d’autres composés expérimentaux.
Les travaux sur le pramlintide ont montré l’intérêt de substitutions de la séquence pour limiter certaines propriétés d’agrégation de l’amyline. Le développement du cagrilintide a associé cette approche à une modification lipidique favorisant la liaison à l’albumine. La publication de Kruse de 2021 décrit sa conception et sa caractérisation; les études pharmacocinétiques évaluent séparément la durée d’exposition dans leurs conditions propres.
Le cagrilintide possède 37 résidus et un pont disulfure Cys2–Cys7. Les substitutions et la modification lipidique influencent l’agrégation, la pharmacologie et l’association à l’albumine. Elles ne dispensent pas de vérifier la compatibilité avec le solvant, le pH et la concentration choisis. Une solution limpide ne constitue pas, à elle seule, une preuve d’identité ou de stabilité analytique.
Les complexes AMY1, AMY2 et AMY3 associent le récepteur de la calcitonine à RAMP1, RAMP2 ou RAMP3. Le cagrilintide peut activer plusieurs membres de cette famille, y compris le récepteur de la calcitonine. Cette diversité de cibles impose de préciser le récepteur exprimé et le type de réponse mesurée avant de comparer les résultats avec ceux d’un autre agoniste.
Les essais historiques cités ici répondent à des questions différentes. Enebo et ses collègues ont étudié en 2021 la coadministration avec le sémaglutide. L’essai de Lau de 2021 portait sur le cagrilintide seul, tandis que Frias et ses collègues ont comparé en 2023 l’association et ses composants dans le diabète de type 2. Les résultats doivent être examinés par critère; ils ne démontrent pas une supériorité de l’association sur tous les paramètres.
Les recherches sur les tissus examinent la signalisation de l’amyline dans les circuits de l’appétit et la régulation métabolique. L’area postrema, une région du tronc cérébral, joue un rôle dans le traitement de signaux liés au rassasiement; elle doit être distinguée de l’hypothalamus. Les hypothèses concernant d’autres tissus restent à évaluer avec des données propres au cagrilintide.
Le cagrilintide contribue à l’étude de la voie de l’amyline comme cible complémentaire à celle du GLP-1. Son profil à action prolongée permet des comparaisons avec des analogues de durées différentes. Pour le produit de laboratoire offert en flacons de 5 mg et de 10 mg, le certificat d’analyse doit correspondre au lot reçu et préciser les résultats disponibles. Cette quantité par flacon ne représente pas une dose d’utilisation humaine.
Références sélectionnées
Publications évaluées par les pairs citées dans cette synthèse
- [1] Kruse T et coll. (2021). Développement et caractérisation du cagrilintide, analogue de l’amyline à action prolongée. J Med Chem, 64(15), 11183–11194. PMID : 34288673.
- [2] Enebo LB et coll. (2021). Essai de phase 1b sur la tolérance et la pharmacocinétique de l’association cagrilintide–sémaglutide. Lancet, 397(10286), 1736–1748. PMID : 33894838.
- [3] Lau DCW et coll. (2021). Essai de phase 2 du cagrilintide seul dans le surpoids et l’obésité. Lancet, 398(10317), 2160–2172. PMID : 34798060.
- [4] Frias JP et coll. (2023). Essai de phase 2 comparant CagriSema et ses composants dans le diabète de type 2. Lancet, 402(10403), 720–730. PMID : 37364590.
- [5] Hay DL et coll. (2015). Revue de la physiologie et de la pharmacologie de l’amyline — contexte général. Pharmacol Rev, 67(3), 564–600. PMID : 26071095.








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